Bonjour tout le monde.

Bienvenue dans Travel.T-Cap un site T-Cap où vous allez pouvoir suivre mon voyage moto en Amérique latine !

L'embarquement est prévu dimanche 29 janvier 2012 à destination de Montevideo (Uruguay).

Je devrais arriver en plein été dans l'hémisphère sud et patienter quelque jours pour récupérer la moto avant de partir sur les chemins de l'aventure.

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Montevideo, le retour

Par un beau matin ensoleillé, j’ai plié une dernière fois ma tente, mon duvet, ma popote, etc… pour me diriger vers LA ville d’Uruguay : Montevidéo.

Je fais un petit détour pour voir à quoi ressemble la « côte d’azur » du pays.

La déception est telle que je quitte ardemment cette presqu’ile qui s’apparente plus à La Grand Motte qu’à la presqu’ile de Giens…

Ma pauvre moto n’a pas plus que moi sa place dans le quartier !

Mais non, ce n'est pas le cimetière…

Je rejoins rapidement mon camps de base de l’hostel Sarandi, trouve un parking gardé pour la moto et prépare mes affaires à envoyer avec la caisse.

Plein d’espoir, je me couche de bonne heure, pour être en pleine forme le lendemain afin « d’attaquer » le déclarant en douane à bras le corps !

Même si la nuit n’est pas aussi reposante que je l’aurais souhaité, c’est avec la foi du voyageur et la bonne humeur du motard (vous avez remarquez que c’est toujours de bonne humeur un motard) que je me présente à 09h tapante à l’office Calle Cerrito.

Mon désidérata est simple. Il me reste 2 jours pleins avant de prendre l’avion pour effectuer les formalités douanières de sortie de la moto, trouver un transporteur et remettre la moto dans son écrin de contre-plaqué. Tout est possible et le déclarant reprend le même refrain qu’il y a 2 mois : je m’occupe de tout et je vous tiens au courant.

Vers 15h, après un web-harcèlement en règle, je décide de me présenter à son office pour ne pas qu’il oublie mon sourire carnassier.

Tout est prêt, je pourrai m’occuper de la moto le lendemain après avoir régler ses honoraires, le transport, le gardiennage de la caisse et la moitié de la dette des pays du tiers monde… (À ce moment-là, c’est lui qui a le sourire carnassier…)

C’est au moment de m’éclipser, que la question du certificat de fumigation de la caisse me tombe dessus, faisant le même bruit que le gros bouboule quand il fait un plat à la piscine…. !

Je n’ai pas besoin de certificat puisque primo, la caisse est en aggloméré et pas en bois, puis secundo, elle est tamponné traité sur toutes ses parois (haha, fais-je en mon fort intérieur…)

Sauf que les autorités du transport uruguayen l’exige, un point c’est tout (Oups, fais-je en mon faible extérieur…)

Quelques coups de fils rapides et efficaces et je me retrouve avec un rendez-vous le lendemain matin pour traiter la caisse et ajouter une ligne à ma facture… Ils sont trop forts !

Bredouille, déçu, impatient mais de bonne humeur (un motard est toujours de bonne humeur : faut suivre sinon on ne va pas s’en sortir…) je rentre au bivouac (heu non, à l’hostel) pour noyer mon chagrin sous la douche (je n’ai même pas l’envie de prendre un traitement au houblon, c’est vous dire).

Et c’est avec plus de curiosité que de stress que j’emballe la viande dans le torchon (comprendre : je vais me coucher) attendant les prochains rebondissements du lendemain (ça peut pas se finir comme ça, aussi facilement).

Fin de la première journée. Vous n’aurez pas attendre longtemps pour connaître le dénouement car il n’en reste qu’une.

Je vous passe les détails sur ma nuit quelque peu agitée. Je me refais le film en avant-première (faut que desserre les axes de roues avant de monter la moto sur la béquille d’atelier…) et plusieurs fois…

Vers 6h, ma nuit est terminée, il ne me reste plus que 9h à attendre : la caisse ne sera pas de retour avant 15h…

J’occupe facilement ma matinée en surfant sur internet et vers 14h30 (avec un peu d’avance) je me présente au bureau du déclarant. Je vous passe les détails, le temps de régler (encore) quelques papiers, d’attendre le coursier qui doit m’emmener à l’entrepôt où se trouve la caisse, d’aller chercher la moto au parking, d’aller jusqu’au port, de passer les formalités de contrôle d’entrée du port, de passer les formalités d’entrée dans l’entrepôt, il est déjà 16h30 lorsque je retrouve enfin la caisse de la moto.

Il ne m’a pas fallu guère plus d’une heure pour mettre la moto en pièce, mais il m’a fallu autant de temps pour remonter la caisse. Les enfoirés (pardon, les gens négligent) qui ont effectué le traitement de la caisse, ne se sont pas soucié du démontage, ils ont littéralement arraché les vis, les tordant toutes au passage. La bonne volonté de mon aide de camps et mon opiniâtreté (c’est beau, non ?) ont eu raison de cette épreuve, et vers 19h10 j’étais de retour à l’hostel, le cœur léger et la paume de la main enflammée (tournevis-tournevis).

Après une bonne douche (ce n’est pas du luxe), je peux enfin déguster ma dernière bouteille de vin uruguayen en me gavant de spaghettis bolognaises.

C’est la fin (heureuse) de cette journée mouvementée, il ne me reste plus qu’à rentrer sur le vieux continent pour terminer définitivement mon périple et écrire un bel article de conclusion…

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Punta del Diablo

Le petit village de pêcheur de Punta del Diablo doit son nom au fait qu’il est posé sur des rochers.

Il est entouré par de larges et belles plages.

Où il est très agréable de se promener lorsque les ombres s’étirent.

Les maisons sont toutes tournées vers l’océan et sont toutes à louer (vive le tourisme).

J’ai trouvé un camping fort sympathique que je conseille vivement (camping de la Viuda).

Tout d’abord, il est situé dans un coin vraiment tranquille, sans être loin ni de l’océan, ni des commodités. De plus, c’est le camping le mieux entretenue et le plus propre que j’ai pu faire depuis 2 mois. Et enfin, il est équipé de l’électricité (individuelle), du Wifi et est géré par un jeune couple sympathique.

Quelque peu isolé, il abrite aussi tout naturellement quelques petites bêtes. Un petit serpent vert s’est faufilé tranquillement entre mes jambes pendant un de mes repas et je suis tombé sur ce petit scorpion en allant me raser…

Le lendemain, j’ai décidé d’aller voir d’autres animaux, plus gros. (et je ne parlais pas de ceux-ci…)

Je disais donc que je suis allé à Cabo Polonio, un autre village de pécheurs, situé dans une réserve naturelle. Les véhicules sont interdits et l’accès se fait par camion à travers des pistes ensablées au milieu d’une belle forêt de pin.

Ici aussi, les plages s’étendent à perte de vue.

Le tourisme ne serait pas encore l’unique ressource de ce village, puisqu'il reste encore quelques bateaux de pêcheurs sur la plage (à moins que ce ne soit la décoration).

Comme à Punta del Diablo, le village est situé sur une pointe rocheuse, usée par les marées et regardant de petites iles sauvages.

Avec tous ces écueils, le phare justifie son emplacement.

La vue du sommet du phare (l’ascension est possible moyennant une petite participation) est impressionnante.

On domine le village posé en bord de mer, les grandes dunes en retrait et l'immense forêt de pins.

Les petites maisons sont posées aléatoirement sur le bord de côte.

Des lions de mer se réchauffent tranquillement sur les rochers au pied du phare.

Petite plongée avec le propriétaire (de l’appareil photo).

Se sachant protégés, les lions de mer (comme les oiseaux pêcheurs) se laissent admirer en toute quiétude.

Je regagne le centre du village aux petites maisons colorées.

Et je me refais secouer la pulpe dans le camion du retour.

On m'a toujours dit que la santé passe par une bonne hygiène alimentaire (des pâtes, des légumes et un bon vin de pays…)

Je crois qu'il est l’heure d’aller se coucher.

Surtout que la lune est en train de se voiler…

Vers 1h du matin, le vent s’est levé, entrainant avec lui la tempête la plus forte que j’ai essuyée depuis le Maroc en 2006. L’orage a revisité Wagner pendant plus de 4h avec des séries de flash à rendre jalouses les autoroutes du sud de la France et des roulements de tonnerre aussi longs qu’un après-midi sans bière !

Bien blotti au fond de mon sac de couchage, j’ai attendu patiemment pour pouvoir constater que mon matériel (Décathlon) avait bien résisté aux assauts de dame Nature.

La journée du lendemain ne m’a autorisé qu’une courte promenade (entre 2 averses) en bord de mer mais m’a permis de mettre le site à jour (faut toujours voir le côté positif…)

Le jour d’après, le soleil était de retour (mais pas les températures…) et j’ai pu visiter la Fortaleza de Santa Teresa.

Ce fort portugais du 18ème siècle est le souvenir des guerres de territoire avec les espagnols et les uruguayens.

Ce monument est géré par l’armée et ne se visite que l’après-midi du mercredi au dimanche.

Il est dans un superbe état de conservation. (C’est normal, il a été reconstruit en 1928)

Toute l’organisation de l’époque a été reconstituée. (Costumes, armes, canons…etc…)

De quoi vous donner le sourire, non ?

Il domine toute la région, la lagune d’un côté, et l’océan de l’autre.

Il est implanté au cœur d’un grand parc national qui porte le même nom, où il est possible de camper (toutes commodités).

La plage toute proche est encore de toute beauté.

Le sable blanc et fin s’étire à perte de vue sur cette plage paradisiaque.

La côte uruguayenne est tout simplement splendide.

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Une route entre lagunes et océan

Tranquillement, je m’oriente vers le sud en direction de l’Uruguay. Je suis la route BR101 qui passe régulièrement entre le bord de l’océan et de nombreuses lagunes.

De petites maisons de pécheurs bordent la rive.

La sérénité ambiante doit satisfaire les amateurs de pêche.

Je décide de planter ma toile sur le front de mer dans un petit camping à Capào da canoa, équipé d’électricité, d’une cuisinière ainsi que d’un frigo (le grand luxe).

Il ne manque qu’un accès internet (et la propreté…)

Pour mes connaissances personnelles, j’en profite pour gouter le vin brésilien (vin suave et peu alcoolisé idéal pour l’apéritif ou le dessert).

Les plages s’étendent à perte de vue.

Tout le monde trouve de la place pour s’adonner à sa passion.

La route BR101 s’arrête à Sao Jose do Norte et il faut emprunter un bac pour rejoindre l’autre rive, c’est-à-dire Rio Grande. J’arrive à l’embarcadère avec quelques minutes de retard et je suis obligé d’attendre 2 heures la prochaine vacation.

Les rues de ce petit port sont tranquilles.

L’animation ne se trouve que du côté de l’eau.

Et plus précisément dans l’eau. Un lion de mer est venu tranquillement dans les eaux du port pour se délecter des restes de la pêche du jour.

Le bac arrive enfin. Il n’a vraiment pas fait le trajet pour rien.

A mon tour je peux embarquer, et je me retrouve entassé au milieu des voitures, camions et une multitude de petites motos.

Avec une telle promiscuité, le contact n’est pas difficile et je rencontre un sympathique scootériste (avec un prénom impossible à retenir) qui m’accompagnera pour sortir rapidement du port et de la ville.

Je trouve un camping dans la station balnéaire de Cassino à la sortie de Rio Grande pour pouvoir passer une nuit sans histoire.

Le lendemain matin, vers 9h, je suis obligé de réveiller le gérant pour pouvoir régler ma nuit et reprendre la route (la dure vie de tenancier de camping).

Je n’ai pas fait 500m (je crois même ne pas avoir encore enlevé le starter de la moto) qu’un agent de police me fait signe de m’arrêter (la journée commence bien). Il me fait comprendre que je n’ai pas allumé mon phare (simple oubli de ma part). Il remarque alors qu’il me manque le rétroviseur de droite, que je n’ai pas de clignotant, etc… devant la multitude d’infractions à relever, il baisse les bras et me fait signe de partir rapidement et de ne jamais revenir… je le salue et reprends mon chemin.

La route continue de longer la côte et des lagunes.

Je passe par la réserve écologique de Tairn.

Et je rencontre de drôle de gros animaux (une espèce de ragondin gros comme des cochons).

Et d’autres animaux plus connus dans nos contrées.

J’arrive rapidement à Chui, ville frontière et cette fois, il ne me faut pas plus d’une demi-heure pour effectuer toutes les formalités (sortie du Brésil et entrée en Uruguay).

Le camping de Punta del Diablo est vraiment très sympathique.

Je vais profiter des quelques jours qu’ils me restent pour visiter cette magnifique région.

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Gramado & Canela

Tout le monde me répétait qu’il fallait que je passe par Gramado et Canela. Ce sont deux petits villages de montagne très originaux situés à 150 Km du bord de mer. Comme je ne suis pas contrariant et surtout curieux, j’ai décidé de faire le détour.

Pour agrémenter un peu le trajet, je choisi la version qui coupe à travers la campagne, en grande partie off-road (chemins non goudronnés pour les incultes).

La piste est superbe, bordée de palmiers et de bananiers et dessert d’agréables petites maisons.

Mais dès que la topographie change, elle se transforme en chemin de cailloux assez cassant pour bénéficier de l’appellation altiligérienne contrôlée.

Dans ce dédale de chemins, plusieurs fois je m’égare, puis me retrouve, navigant entre une carte imprécise et un GPS complètement ignare.

Mais ce n’est pas ma position qui m’inquiète, ce serait plutôt mon embrayage (enfin mon câble, j’espère)…que je sens tout « bizarre », que je ne reconnais pas. On dirait qu’il est en train de me lâcher ! Par précaution, je ne m’en sers le moins possible, attendant de retrouver un peu de « civilisation » pour jeter un œil. J’effectue les dix derniers Km (sur les 80 de chemins) tout en seconde, sans jamais embrayer… (Ouf, merci mon TTR pour toute ta sollicitude).

Je débouche enfin sur une route goudronnée et c’est au moment d’embrayer pour ne pas caler que le câble d’embrayage cède une bonne fois pour toute.

Je sors mes outils, démonte pour finalement m’apercevoir que le câble ne s’est effiloché que vers la vis de butée. Je devrais pouvoir le raccourcir de 5mm, jouer sur le réglage de tension et remonter rapidement tout ça !

Le programme est simple, mais dans un souci de poids, j’ai laissé une partie de mes bagages au camping (avec la tente) et j’ai oublié mon couteau suisse (Victorinox : trop bien pour faire un peu de pub) qui est aussi mon unique pince coupante… (Flute alors grommèle-je, poliment).

Je me dis que j'ai bien fait d'attendre une route avec plus de circulation pour regarder tout ça. J’arrête rapidement un tracteur qui passe par là, lui demande (en portugais bien sûr) sa pince coupante (naturellement, il a sa caisse à outils), coupe le petit bout de câble effiloché, remonte la poignée (je commence à savoir faire…) et repars en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire (je n’ai même pas perdu une seule place au général…) pour arriver quelques kilomètres plus loin à Canela.

C’est une petite ville sympathique qui ressemble beaucoup à une commune suisse. Ici tout est propre, bien rangé, très touristique et surtout très très cher !

Son église est bien entretenue.

Un peu plus loin se situe la ville de Gramado. Et c’est ici que je prends conscience des décorations (lapins et œufs) : je tombe en pleine « Chocofest »…

Les deux villes se ressemblent beaucoup et les décorations sont identiques.

Ma moto tranche littéralement avec le décor féérique et elle ne manque pas de faire sensation.

Je visite rapidement le centre-ville surchargé de touristes (pâle copie d’ambiance helvétique).

Et je reprends la direction du bord de mer… par les chemins bien sûr !

Le retour s’est effectué tranquillement et c’est avec plaisir que j’ai retrouvé la quiétude de mon camping quasiment désert.

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Florianopolis

Je m’installe rapidement dans un camping au sud de l’ile (j’entends déjà la douce mélodie océanique).

Rapidement je pars profiter de la plage qui est juste derrière.

La vue est paradisiade.

Je viens de traverser le continent sud-américain d’est en ouest et d’ouest en est.

Je m’accorde un bonne pause devant un tel décor (je repense à tous ceux qui sont restés en France…)

Armaçào (petit village du sud de l’ile) abrite un petit port de pêche.

Une petite église datant de 1772.

Et des plages magnifiques…

Le lendemain, profitant d’un temps couvert, je visite (à pied) le centre de l’ile et découvre le Lagoa do Peri (lac d’eau douce).

Il est entouré d’une épaisse forêt vierge.

Je m’aventure jusqu’à la cascade (2 heures de marche en pleine jungle…)

Le lendemain matin, à 7h00 précise, accompagné de Maoro, nous partons faire notre marché au petit port tout proche.

Les bateaux rentrent à peine.

Pour 15 Réals, nous repartons avec 5Kg de calamars fraichement sortis de l’eau.

Pendant 2 jours, nous les accommodons à différentes recettes.

Recette variée.

Ou encore en beignets.

Les nuits sont douces et vraiment réparatrices. Le jour, je suis en pleine forme pour découvrir les beautés de cette ile paradisiaque.

Je longe la côte par un petit sentier.

Et finis par découvrir la Lagoinha do Leste (une plage isolée).

Je profite de la mer et de ses plaisirs.

Je repense à des moments de mon voyage, comme le Machu Picchu (entre autres), le changement est radical.

J’ai du mal à réaliser.

Je termine mon séjour sur l’ile par une petite visite en ville. Elle est agréable, ombragée par des figuiers bicentenaires.

Le théâtre.

La cathédrale.

Son vieux pont (en rénovation).

Et ses artistes (merci Daniel pour ton accueil) !

Je ne pouvais pas passer par le Brésil sans découvrir ses plages mythiques (l’ile de Florianópolis est le top du top).

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Le Brésil par les départementales

Tranquillement (et tardivement) je quitte le « Pousada » (auberge de jeunesse) de Foz do Iguaçu par la grande route toute droite qui suit la direction de Cascavel.

Je ne sais pas encore quel chemin je vais emprunter pour me diriger plein est, vers la côte atlantique. Presque 100 km de cet itinéraire monotone et 2 péages me font rapidement préférer les départementales. A hauteur de Santa Teresa do Oeste, je quitte la route nationale 277 et contourne le parc do Iguaçu. Le paysage se fait moins rectiligne et la petite route longe des champs pendant de nombreux kilomêtres.

Les quelques camions empruntant mon itinéraire ne m’empêchent pas de prendre du plaisir sur cette route (goudronnée d’accord) tout en virage.

La vue est magnifique et cette route de campagne domine des vallées superbes  jalonnées de petites collines.

Je fais le point sur mon itinéraire et pense déjà à un éventuel point de bivouac.

La route surplombe toute la vallée.

Vers 18h30, même si je n’ai pas fait beaucoup de kilomêtres aujourd’hui, la nuit qui approche m’oblige à chercher un endroit tranquille pour la nuit.

La nuit tombe très rapidement.

La même photo le lendemain matin en plein jour.

Je repars (avec le soleil et le sourire) sur mes petites routes de campagnes pour découvrir de nouveaux paysages.

Chaque petite ferme s’est aménagée un point d’eau où les animaux peuvent venir s’abreuver.

La journée passe aussi rapidement que tranquillement au milieu de ce petit bout d’Auvergne brésilien et vers 17h, je me rends à l’évidence, je ne bouclerai pas aujourd’hui les quelques 1000 kilomêtres qui séparent Iguaçu de Florianopolis.

Conscienscieusement, je trouve un endroit paisible (humainement) pour planter ma tente.

La même photo avec la nuit tombante.

Le peu de distance me séparant de mon but, voit changer totalement le décor. Jusque là j’évoluais dans un cadre champêtre à presque 1000m d’altitude (bonjour l’humidité nocturne) mais dorénavant, me rapprochant de la côte, la route traverse de grandes forêts de pins (non, pas des landes…)

La chaleur augmente inversement proportionnelle à l’altitude et dorénavant le chant des cigales accompagne mélodieusement le bruit de mon moteur.

Il n’est que midi lorsque j’arrive aux portes de Florianopolis et je trouve rapidement l’adresse d’un petit camping au sud de l’ile (en partageant le repas de Gelso qui est responsable de l’office de tourisme).

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Les chutes d’eau d’Iguaçu (Brésil)

Après 4h de route goudronnée posée au milieu des champs, j'arrive à Cuidad de l’este qui est une ville franche et dont le commerce avec le Brésil est intense (comme la circulation). Une petite pause à la station-service me permet d’économiser quelques sous…

Je quitte facilement le Paraguay. Trop, d’ailleurs…

Un bruit sourd retentit et je découvre une remorque qui s’est décrochée, avachie sur le sol. OUPS, mais comment vont-ils faire… ?

Sans m’attarder, je continue vers le Brésil et finalement, je me retrouve sur le « Ponte da Amizade » qui constitue la frontière, sans n’avoir fait aucune formalité de sortie. J’explique rapidement au douanier brésilien qu’il faut que je retourne côté paraguayen pour faire viser mon passeport ainsi que le document de la moto et je repasse le pont dans l’autre sens…. Cette fois, tout est en règle et rapidement je roule sur le sol du Brésil.

A la recherche d’une petite auberge de jeunesse dans le centre de Foz do Iguaçu, je me fais accosté par Léandro qui me propose son aide (et accessoirement de boire une bière). Mon premier contact avec le peuple brésilien est réussi.

Une petite soirée tranquille, une nuit sans histoire et je me lance de bonne heure et de bonne humeur à l’assaut de la forêt vierge pour découvrir les chutes d’eau d’Iguaçu.

Après avoir payé le parking, la consigne pour mon casque, le billet d’entrée, l’excursion en bateau et le droit de respirer, je me sens plus léger (d’environ 90€) pour commencer l’aventure !

Embarquement immédiat, direction les chutes d’eau…

Au départ le Rio Iguaçu est très calme.

Mais rapidement, il s’agite à l’approche des cascades.

Je commence à comprendre pourquoi les autres touristes se sont intégralement enveloppés sous plastique…

La vue des cataractes est impressionnante.

Je me doute bien que je vais « profiter » du spectacle !

La puissance de l’eau est phénoménale.

J’ai un aperçu avec le bateau qui nous précède…

De tout côté, des trombes d’eau s’abattent dans un boucan assourdissant.

Nous sommes au plus près de l’action, et je crois que le navigateur prend un malin plaisir à nous doucher sous les chutes d’eau.

Je me retrouve intégralement et complètement trempé (mais moi, j’ai économisé 8 Réals de sac plastique…). Le soleil brulant se chargera rapidement de sécher tout ça !

La promenade se continue à pied « secs »…

Je trouve une âme charitable pour immortaliser le moment.

La vue environnante est majestueuse.

Même les animaux viennent taxer les touristes… d’ailleurs j’ai été obligé d’en venir aux mains (heu plutôt aux pieds) lorsqu’il a voulu me voler mon sandwich de midi…

Les mots me manquent pour décrire ce spectacle.

C’est certainement l’un des plus extraordinaires de la planète.

Je pose fièrement devant ce chef d’œuvre de la nature.

Une petite rampe d’accès permet de se retrouver au milieu de l’élément en furie.

Un rideau liquide couvre la paroi.

Ces énormes volumes d’eau provoquent des embruns perpétuels.

L’arc en ciel campe ici toute l’année.

Le bruit est assourdissant.

Quelques mètres en amont, on ne se doute pas vraiment de la cascade.

Je termine tranquillement ma contemplation de ce joyau brésilien.

« Inimaginable » est le seul mot qui me vient à la bouche. Je conserverai longtemps le souvenir d’humilité (et d’humidité) face à une telle puissance.

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Asunción

Je pose rapidement mes bagages à l’hôtel conseillé par Fabio et profite de mon passage « en ville » pour faire changer mon pneu avant.

Les 500Km de la route Transchaco ont eu raison des derniers crampons en même temps que mon intention de continuer ainsi.

Je trouve rapidement un petit vendeur, pas cher, rapide et qui vend toute sorte de pneus (chinois, naturellement).

J’opte pour un model mixte car dorénavant, je devrais faire plus d’asphalte que de terre… (Retour à la civilisation)

La recherche d’une laverie pour mes vêtements sales (doux euphémisme) me prend beaucoup de temps… Ici, il est plus facile de trouver un pneu moto en 90 /90-21 que de faire laver son slip… (La priorité des choses de la vie…)

L’orage s’abat encore sur la ville et je suis contraint d’attendre avant de pouvoir jouer au touriste. Quand enfin, je peux m’égarer dans le centre-ville, c’est pour découvrir de vieilles demeures coloniales défraichies.

Elles côtoient des bâtiments typés « Europe de l’est »…

La banque nationale a de l’argent pour entretenir ses locaux…

Le Pantéon Nacional de los Héreos est la réplique de l’hôtel des Invalides.

Je découvre le Congreso Nacional.

Il domine le Rio Paraguay (et les bidons villes…).

Un peu plus loin, le Palacio de Gobierno déploie des teintes pastelles à la lueur du soleil couchant.

Je me rappellerai d’Asunción comme d’une ville à 2 visages, où l’on construit du neuf sur l’ancien.

Je termine ma promenade nocturne en engloutissant le meilleur lomito (et aussi le premier) de toute ma vie…

Je retourne à l’hôtel, espérant récupérer un peu de ce que j’ai laissé dans le Chaco…

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El Chaco, Paraguay

Je quitte Camiri par la nationale 9 et laisse définitivement les contreforts andins derrière moi.

Je fais une petite halte à la station-service de Boyuibe où l’essence est stockée dans un vieux fût métallique (ça me rappelle la Mauritanie…)

Avant de prendre la direction de la frontière avec le Paraguay, je demande quand même confirmation sur le chemin à suivre (ici s’arrête la route) et l’on m’affirme qu’il n’y a pas de poste de douane de ce côté. Plusieurs autres personnes me confirment cette version. On m’indique un passage plus au sud, en passant par Villamontes et Ibibobo (ce nom ne fait rire que moi, ici…).

Docilement (et voulant éviter de futurs et éventuels ennuis avec les autorités des pays respectifs), je suis les conseils promulgués et parcours une piste extrêmement poussiéreuse sur 70Km.

J’arrive enfin au poste de police qui vise le dos du document douanier d’importation temporaire de la moto. 100m plus loin, je passe au bureau d’immigration pour viser mon passeport à la sortie. On m’indique que la douane est encore à 40Km…

Une heure et 2 litres d’eau plus tard (la chaleur est écrasante), je m’enregistre au poste militaire bolivien et effectue les formalités douanières des deux pays respectifs (ouf, ce n’est pas simple en Bolivie).

En ce qui concerne le service d’immigration paraguayen, c’est à la prochaine ville, c’est-à-dire Mariscal situé à 240Km de la frontière… Je continue donc cette piste droite, plate et ceinturée d’une végétation aussi dense qu’aride (ce qui signifie piquant).

La faune et la flore sont d’une grande diversité, ce qui ne veut pas dire accueillantes… On trouve des arbres-bouteilles (même famille que les baobabs), des cactus et toutes les variétés d’arbustes dont les épines sont plus grandes que les feuilles (appelés communément « Narmandiers »).

Lorsque les ombres s’étirent vertigineusement et que le soleil menace dangereusement de s’éteindre, je cherche un spot idéal pour bivouaquer, pour finalement planter ma tente le long d’une petite piste isolée. La chaleur est toujours plus étouffante et chaque mouvement me donne des suées.

Le sommeil n’a pas été réparateur… je me suis battu contre les insectes qui ont essayé de se faire un sandwich au Fab… et le reste de la nuit, je l’ai passé à m’éponger les perles de sueur qui me coulaient dans les yeux (ça aussi ça pique…) avec une température digne du Sahel (souvenirs-souvenirs)…

Au réveil, vers 6h, le thermomètre affiche déjà (ou encore) 29°…

Je reprends la piste principale (ça fait toujours un peu d'air quand je roule) et finis par arriver à Mariscal.

Je passe l’immigration, change mes bolivianos, fais le plein d’essence et trouve la route goudronnée (enfin pas toujours).

D’immenses exploitations (Estancia) se partagent ce territoire désertique.

Le Chaco (cette région du Paraguay), c'est vraiment quelque chose… Ici tout est agressif… la végétation, les moustiques, les tiques : tout pique !

La seconde nuit est un peu meilleure que la première, sans être « idéale »… je dois m’habituer…

La route Transchaco continue vers l’est et le paysage change. D’innombrables marais se succèdent, où barbotent des hérons et autres canards. Les forêts de palmiers abritent des volées de perroquets verts.

Sans compter les bêtes qui mordent comme les araignées, les alligators ou encore les serpents (anacondas : j'en ai croisé plein, mais heureusement tous écrasés sur la route…)

Même la météo est violente : 49° en pleine journée et un orage carabiné 100Km avant d’arriver à Asunción. Je suis constamment trempé (soit par la transpiration soit par la pluie), l'avantage c'est qu'il ne fait pas froid (c'est le moins qu'on puisse dire) !

A mon arrivé à Asunción(merci Fabio pour les conseils), j’ai vraiment (mais alors vraiment) apprécié la  douche de l'hôtel !!! (J’en ai profité pour m’arracher 2 tiques clandestins qui voulaient voyager avec moi)…

Le Chaco, ça se mérite…

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Bolivie version piste

Je pars plein est, et les montagnes se font moins hautes.

Je passe par des vallées profondes, gavées de chaleur, idéales pour les cultures. (Et pour les piqures d’insectes dans le casque…)

Le temps est superbe (enfin).

Les nuages donnent du mouvement au paysage qui défile devant mes yeux.

Je peux suivre des yeux la piste sur des kilomètres.

La vue est imprenable.

Les décors rivalisent de beauté.

La route nationale 6 qui relie Sucre à Camiri est aussi impressionnante qu’El Camino de la muerte mais en moins dangereux.

Elle passe par des canyons.

C’est un vrai régal de rouler dans ce décor.

Et même si j’avale autant de poussière que mon filtre à air, je suis ravi.

Jeu de lumière.

On ne voit pas bien, mais je suis en train de sourire béatement.

J’évolue en plein rêve : des envolées de perroquets, une chaleur tropicale et une végétation luxuriante. L’altiplano est dorénavant loin derrière moi.

Au final, il me faut plus de 8h30 pour effectuer les 300Km de pistes très poussiéreuses. Et bien, que des travaux de voirie, transformant par endroit le chemin en véritable terrain de cross, m’ont valus quelques bonnes transpirées, je considère cette route comme un passage obligé pour la pratique du off-road de tourisme en Bolivie.

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